Person­na­lité-argent – Réca­pi­tu­la­tif

Quatre approches avec le même objet, 4 « doigts » pour une seule « lune », la person­na­lité face à l’argent. L’éta­blis­se­ment de ce réca­pi­tu­la­tif m’a permis de signer correc­te­ment certaines des duali­tés de ce monde enclos. Tout ici est en ordre.

1 : Les 4 types de person­na­lité dans la rela­tion éner­gie-argent
2 : Finan­cial Wisdom, Your Perso­na­lity at Work
3 : Leader­ship and your money perso­na­lity
4 : Your Money Perso­na­lity

Traits alpha 1, 2, 3 et 4

Finan­cier Gains élevés
Moné­taire Gains faibles
Risque Tréso­re­rie
Prudence Valeur nette

Traits bêta 1, 2, 3 et 4

Donneur Dépen­sier
Preneur Econome
Stra­té­gique Proac­tif
Tactique Réac­tif

Typo­lo­gies 1 et 4

Disci­pline Moine
« cheap » Gagneur
Géné­ro­sité Contem­pla­tif
Indis­ci­pline Compli­ca­teur
Roi
Guer­rier
Poète
Magi­cien

Person­na­lité-argent – 1

Les 4 types de person­na­lité dans la rela­tion éner­gie-argent

Traits

Trait alpha
Finan­cier
Moné­taire
Trait bêta
Donneur
Preneur
Donneur finan­cier
Preneur finan­cier
Donneur moné­taire
Preneur moné­taire

Typo­lo­gie

Disci­pline
« cheap »
Géné­ro­sité
Indis­ci­pline

Portraits

Le donneur finan­cier est disci­pliné. Il tend à accu­mu­ler plus d’argent qu’il n’en dépense et il aime bien faire fruc­ti­fier ses avoirs. Il lui arrive parfois de donner de l’argent, mais seule­ment s’il peut le ravoir en tota­lité avec parfois un inté­rêt chargé à son emprun­teur, ou s’il peut déduire ce montant de sur son rapport d’im­pôt. Il recherche la recon­nais­sance et donnera en fonc­tion des honneurs plus que de la cause. Puis quand il donne, c’est souvent une somme impor­tante.
Le preneur finan­cier est « cheap ». Il tend à s’en­det­ter pour de grandes dépenses. Son image de lui-même est impor­tante. Il tend à contrac­ter des prêts impor­tants. Il peine à rembour­ser ses emprunts, surtout dans le cas de l’hy­po­thèque. Il désire avoir le contrôle sur les aspects de sa vie, en parti­cu­lier l’argent. S’il semble bien gérer ses finance à prime à bord, il en perdra le contrôle tôt ou tard.
Le donneur moné­taire est géne­reux. Il tend à travailler très fort pour son argent. Il donne le meilleur de lui-même à son employeur, à ces clients, ainsi que pour sa famille et ses amis. Il ne compte pas. Il donne de petites sommes à la fois, mais le fait souvent. Il aime bien invi­ter et payer la note. Il est la première personne que les gens vont voir quand il ont besoin d’argent. Il a de la diffi­culté à dire non. Il se fait parfois exploi­ter.
Le preneur moné­taire est indis­ci­pliné. Il tend à dépen­ser au dessus de ses moyens. Il remplit ses nombreuses cartes de crédit ainsi que sa marge de crédit. Ils se sent alors pris au piège. S’il réagit à temps, il s’en tien­dra à son budget pour une certaine période de temps. S’il n’ap­prend pas sa leçon, il replon­gera dans la dette à nouveau. Il parvient néan­moins à obte­nir de l’aide moné­taire de ses pairs. Il doit être une bonne personne malgré sa mauvaise habi­tude de jeter son argent par les fenêtres.

Dans tous les cas, chacun gère son argent diffé­rem­ment. Nous avons tous une percep­tion de l’argent qui est ou bien finan­cière ou bien l’ob­ser­va­tion des flux moné­taires. On veut soit s’ac­ca­pa­rer cette éner­gie qu’est l’argent ou on veut la lais­ser circu­ler.

Par surcroît, la façon dont nous nous y prenons pour géné­rer des reve­nus varie d’une personne à l’autre. Dans les cas extrêmes, nous sommes des donneurs actifs d’éner­gie ou encore nous sommes plutôt des preneurs passifs. Ceci va déter­mi­ner le type de rela­tion natu­relle que nous entre­te­nons avec l’argent. Ces 4 types sont:

Alpha : percep­tion de l’argent
Finan­cière
Obser­va­tion des flux moné­taires
Compor­te­ment
Acca­pa­re­ment
Libre circu­la­tion

Bêta géné­rer des reve­nus
Donneur
Preneur
Mode
Actif
Passif

Le couple actif/passif qui s’ap­plique mal au trait bêta, ceci en parti­cu­lier parce qu’il est un candi­dat convain­cant pour le trait gamma.

L’asy­mé­trie céré­brale – Contro­verse

Roger Sperry décrit notam­ment le rôle singu­lier de chaque hémi­sphère céré­bral dans la percep­tion du langage et de l’es­pace, dans la recon­nais­sance des visages, les juge­ments de valeurs, le raison­ne­ment ou l’af­fec­ti­vité. Il va jusqu’à formu­ler l’hy­po­thèse que chaque hémi­sphère dispo­se­rait de fonc­tions propres, voire d’une conscience propre.
Si son œuvre est incon­tour­nable en psycho­bio­lo­gie, l’im­pli­ca­tion qu’elle entraîne dans les liens entre le physique et le psychique, font que ses posi­tions philo­so­phiques ont choqué.

Bien sûr c’est ce qui a choqué qui nous inté­resse. L’hy­po­thèse ci-dessus est souvent décriée, le plus souvent au moyen d’ar­gu­ments non pas scien­ti­fiques, mais affec­tifs. En effet, comment prou­ver l’inexis­tence de quelque chose ? Quand l’épis­té­mo­lo­gie s’ef­fondre, il reste la violence ou la ruse.

Cepen­dant, de façon pure­ment quan­ti­ta­tive, une fonc­tion peut mobi­li­ser de façon plus éten­due une région d’un hémi­sphère plutôt qu’un autre. Il y a alors un biais en faveur d’un hémi­sphère céré­bral, mais il n’existe pas de laté­ra­li­sa­tion totale. La plupart des tâches néces­sitent la colla­bo­ra­tion des deux hémi­sphères céré­braux. Il n’existe donc pas véri­ta­ble­ment d’asy­mé­trie fonc­tion­nelle entre les deux hémi­sphères céré­braux.

Le surli­gnage en jaune nous ramène exac­te­ment à la propriété élémen­taire du couple yin yang, notre réfé­rence : jamais l’un sans l’autre.

Par contre la déduc­tion en surli­gnage rouge est fautive. Elle sous-entend que si la laté­ra­li­sa­tion n’est pas totale, c’est qu’elle n’est pas véri­table. Epis­té­mo­lo­gique­ment ça ne tient pas, c’est de la rhéto­rique. Le commen­ta­teur ajoute une notion que l’au­teur n’a pas mise, l’as­pect tran­ché, qui est pour­tant contre­dit dans la phrase précé­dente. C’est un déni postu­ral maquillé dont le simple survol donnera à penser que logique­ment l’asy­mé­trie n’existe pas.

Pour qu’elle fonc­tionne je l’ai modi­fiée en :

Il n’existe donc pas véri­ta­ble­ment d’asy­mé­trie fonc­tion­nelle totale entre les deux hémi­sphères céré­braux

Du coup c’est une para­phrase qui n’ap­porte rien, ou encore un truisme.

l’asy­mé­trie céré­brale est complexe et déli­cate, et nous empêche de tirer des conclu­sions globales

Voilà qui est mieux.

Je trouve cet exemple bien repré­sen­ta­tif des actions contre l’hy­po­thèse de Sperry, c’est pourquoi je le conserve ici alors que j’ai corrigé sur Wiki­pé­dia.

Certains sites se font les chantres de ce type de l’in­com­pré­hen­sion épis­té­mo­lo­gique qui abrite des postures a priori ne faisant aucu­ne­ment l’hon­neur de la Science. Peu ou pas de philo­so­phie, inca­pa­cité notoire à penser en dehors des manuels de réfé­rence, révé­rence aveugle aux dogmes scien­ti­fiques sont quelques unes de leurs carac­té­ris­tiques les plus appa­rentes. D’ailleurs ces sites n’ouvrent jamais leurs billets aux commen­taires, ce qui est perti­nent car aucune critique n’est rece­vable pour eux, qui se déter­minent juste­ment commes impa­rables, ados­sés qu’ils sont aux résul­tats de la science comme vérité abso­lue, mais jamais à ses doutes, ses erre­ments ni même son évolu­tion.

La média­ti­sa­tion des « cerveau droit » et « cerveau gauche »

En 2013, une analyse scien­ti­fique rigou­reuse par IRM montre qu’il ne semble pas exis­ter de prédo­mi­nance hémi­sphé­rique d’un indi­vidu à l’autre d’un point de vue fonc­tion­nel. Cela ne remet pas en cause l’exis­tence d’une laté­ra­li­sa­tion des fonc­tions cogni­tives, mais cette recherche montre qu’il ne semble pas exis­ter d’in­di­vi­dus à cerveau gauche ou cerveau droit domi­nant.

La critique ici est plus respec­table. L’ou­trage épis­té­mo­lo­gique (une ou plusieurs expé­rience néga­tive ne suffisent pas à inva­li­der la thèse) est évité par l’usage deux fois répété du verbe sembler qui indique la fragi­lité de l’af­fir­ma­tion devant ses préten­tions d’analyse scien­ti­fique rigou­reuse, qui sait avant même d’exis­ter qu’elle ne prou­vera rien. Cette asser­tion « vrai­sem­blable » vient essayer de contrer le fait carac­té­ro­lo­gie sans aucun argu­ment, mais en semant le doute. Rhéto­rique encore.

L’asy­mé­trie céré­brale – Roger Sperry

Théo­rie des deux hémi­sphères de Roger Sperry, prix nobel en 1981.

Hémi­sphère céré­bral
Gauche
Droit
Champ visuel
Droit
Gauche
Droite
Gauche

Les domi­nances fonc­tion­nelles

Fonc­tion géné­rale
Domi­nance hémi­sphé­rique gauche
Domi­nance hémi­sphé­rique droite
Trait alpha
Raison Sens
Emotion Sensa­tion

Vision
Mots, lettres
Visages, motifs géomé­triques, expres­sion émotion­nelle

Audi­tion
Sons langa­giers
Sons non langa­giers, musique

Toucher
Motifs tactiles, braille

Mouve­ment
Mouve­ments complexes, mouve­ments ipsi­la­té­raux
Mouve­ments dans les envi­ron­ne­ments spatiaux

Mémoire
Mémoire verbale, mémoire séman­tique
Mémoire non verbale, aspects percep­tifs de la mémoire

Langage
Parole, lecture, écri­ture, arith­mé­tique
Contenu émotion­nel

Capa­cité spatiale
Rota­tion mentale des formes, géomé­trie, direc­tion, distance

La théo­rie analy­tique/synthé­tique

L’hy­po­thèse a été faite que les deux hémi­sphères seraient à l’ori­gine de deux trai­te­ments diffé­rents de l’in­for­ma­tion. Selon Kahne­man (2011), il existe deux systèmes de pensée : à l’hé­mi­sphère gauche, il attri­bue un type de trai­te­ment logique, mathé­ma­tique, séquen­tiel, fonc­tion­nant en progres­sant du détail vers la complexité. Il lui asso­cie un raison­ne­ment analy­tique, lent et réflé­chi (la tortue), par oppo­si­tion au raison­ne­ment synthé­tique, rapide et intui­tif (le lièvre) qui carac­té­ri­se­rait l’hé­mi­sphère céré­bral droit. Celui-ci est dit analo­gique, et empi­rique, fonc­tion­nant plutôt sur la globa­lité, l’ex­pé­rience, l’er­reur et la déduc­tion. Cette distinc­tion serait basée sur des types de réseaux neuro­naux diffé­rents. Les réseaux de l’hé­mi­sphère céré­bral gauche seraient en effet majo­ri­tai­re­ment linéaires, ce qui impo­se­rait un trai­te­ment séquen­tiel, alors que les réseaux de l’hé­mi­sphère céré­bral droit seraient consti­tués en paral­lèles, impo­sant un trai­te­ment global.

Cerveau gauche
Cerveau droit
Analy­tique
Synthé­tique
Lent Réflé­chi
Rapide Intui­tif
Analy­tique
Synthé­tique
Logique Séquen­tiel
Analo­gique Paral­lèle
Détail
Globa­lité

Il me semble que la partie sur les types de réseaux neuro­naux est inva­li­dée scien­ti­fique­ment. Cela ne change en rien la perti­nence des obser­va­tions qui s’in­sèrent à merveille dans les signa­tures philo­so­phiques.

Intel­li­gence analy­tique/intel­li­gence empi­rique

Ne pouvant décrire le fonc­tion­ne­ment céré­bral, il ressort de ces théo­ries un décou­page de fonc­tions qui permet une répar­ti­tion non plus spatiale mais psychique avec la mise en oppo­si­tion de deux formes d’in­tel­li­gence complé­men­taires.

Cette oppo­si­tion logique se retrouve en psycho­lo­gie cogni­tive. On peut notam­ment montrer le tableau établi par Daniel Durand à propos de la systé­mique. Pour arri­ver à cette synthèse, il se base sur les travaux de Jean Piaget et d’Her­bert Simon. Il super­pose à la sépa­ra­tion intui­tif/raisonné (ici dénom­més flous et rigou­reux) la sépa­ra­tion ajout/suppres­sion (ici nommé géné­ra­li­sant et discri­mi­nant) :

Tableau de raison­ne­ment
Rigou­reux Flous
Géné­ra­li­sants Induc­tion Analo­gie
Discri­mi­nants Déduc­tion Abduc­tion

Traits

Trait alpha
Rigou­reux
Flous
Trait bêta
Discri­mi­nants
Géné­ra­li­sants

Clai­rière

Quadrants
Déduc­tion
Induc­tion
Abduc­tion
Analo­gie
4 pensées
Déduc­tion
Induc­tion
Discur­si­vité
Intui­tion

Je rappelle que j’ai signé les 4 pensées moi-même, à partir de deux couples élémen­taires de la philo­so­phie. J’ai toujours consi­déré l’ab­duc­tion et la discur­sion comme syno­nymes, c’est véri­fié ici.

L’ana­lo­gie et l’in­tui­tion sont glis­sants dans ce contexte. Ils servent tous deux de yin du trait alpha à un moment de cette recherche (intui­tif/raisonné et analo­gique/logique).

Dans la démarche de renom­mage des traits par Durand, le terme intui­tion est factuel­le­ment syno­nyme de son terme flou, il ne peut donc pas le réem­ployer dans sa quater­nité. Il me semble que de toute façon, le choix philo­so­phique est plus fiable et qu’il faut donc rendre l’ana­lo­gie à son rôle de yin du trait alpha en conser­vant l’in­tui­tion comme un des quatre modes de pensée.

Physique contem­po­raine

Les objets de la physique

Temps
Espace
Ener­gie
Matière
Plasma
Gazeux
Liquide
Solide
Feu
Air
Eau
Terre

La matière se trans­forme en éner­gie et l’éner­gie en matière. L’es­pace se trans­forme en temps et le temps en matière. Demain dira-t-on que matière-éner­gie se trans­forme en espace-temps ?

Les physiques

Rela­ti­viste
Newto­nienne
Quan­tique
Infini
Zéro

Il est diffi­cile de dire, selon la formule prin­ci­pielle, que la physique newton­nienne puisse aller de la quan­tique à la rela­ti­viste, puisque ces deux dernières n’existent qu’en dehors d’elle. Pour­tant, la physique newto­nienne est bien enca­drée entre les limites qu’ex­plorent les deux physiques du XXeme qu’elle a suscité. C’est en fait un cas d’école pour le prin­cipe qui montre le passage de la monade à la dyade et géné­rant la tripli­cité.

Les physiques et leurs objets

Temps
Rela­ti­viste
Espace
Newto­nienne
Ener­gie
Quan­tique
Matière

Circons­tances d’Her­ma­go­ras

Le temps
La manière
Le lieu
La cause
La personne
Le moyen
L’acte
Temps
Espace
Ener­gie
Matière

les « circons­tances » défi­nies par le rhéteur grec Herma­go­ras de Temnos et trans­mises par saint Augus­tin : Quis, quid, quando, ubi, cur, quem ad modum, quibus admi­ni­cu­lis. Elles sont parfois faus­se­ment attri­buées à Cicé­ron ;

Circons­tances d’Her­ma­go­ras

Quando
Quem ad modum
Ubi
Cur
Quis
Quibus admi­ni­cu­lis
Quid

Victo­ri­nus expliqua le système de circons­tances de Cicé­ron en le mettant en corres­pon­dance avec les ques­tions d’Her­ma­go­ras.

Circons­tances de Cicé­ron

Tempus
Modus
Locus
Causa
Persona
Facul­tas
Factum